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*se balade dans les couloirs de l'aéroport, vers 23h30, regarde vaguement autour d'elle... personne. Enclenche son iPod et monte le volume*
*se met à chanter à tue-tête, en esquissant quelques pas de danse, très "a star is born"*
*remarque des collègues de la piste en train de la regarder, hilare*
*à soudain très envie de prendre une pelle et de s'enterrer*
Et encore, je ne me suis pas autant payé la honte que certaines de mes collègues qui s'amusaient à chanter dans les micros ^^
Hier soir, je finissais à 23h30 selon mon horaire quasi habituel. Les %&ç* d'avions EasyJet étaient encore en retard et du coup, je glandais un peu, à essayer péniblement d'écrire ma scène d'enterrement et de rendre les persos crédibles dans la douleur incommensurable qui les rongeait à ce moment-là, tout en écoutant de sketchs de François Pérusse (les deux minutes du peuple).
Le dernier avion pose enfin, et comme à son habitude, il arrive comme une bombe vers la passerelle. Je ne sais pas ce qu'ils ont, ces avions EasyJet, mais ils sont pas très patients. J'ai jamais vu des avions en approche de passerelles aller aussi vite. Bref.
170 passagers, ô joie, ô bonheur de devoir jouer la potiche et de devoir dire 170 fois "bonsoir" et de récolter des regards bovins ou alors méprisants ("c'est quoi, cette chose, dans le coin ?" "Oh, je crois que c'est l'agent d'escale"). Les passagers nous regardent comme si on était des poissons morts, je trouve ça pas très cool, mais bon.
Enfin, les derniers passagers descendent, se plaignant des escaliers... ("Mais il y a plus simple, vous savez ce que vous faites la prochaine fois, pour éviter ce problème ?" "Non ?" "Vous restez chez vous !") Je retourne dans l'avion voir comment tout cela se présente. Les gens du service des assistances (qui s'occupent des passagers avec béquilles ou qui ont du mal à marcher, ou encore sont en chaise roulante) ne se sont jamais pointés, et je me retrouve avec une gentille petite dame à la jambe cassée sur les bras. Certes.
Nous sommes au satellite 40, un des endroits les plus éloignés de la zone des arrivées. Il y a des escaliers roulants tout le long, mais elle arrivera jamais à descendre l'escalier de la passerelle, puis l'escalier (non roulant) du satellite. (le satellite est une sorte de gros champignonvénéneuxposé en plein milieu du tarmac.) Donc, on se met d'accord avec l'équipage, la passagère et son mari viennent avec nous dans le bus et je les emmène ensuite au contrôle passeport.
Pas de souci.
Arrivés à l'endroit où nous devions sortir, les portes sont fermées... Ces énergumènes de la police frontière se sont barrés et nous ont enfermés dehors. Cool. Génial. Nous sommes coincés sur la piste, et il est minuit et demie.
Bon, moi, personnellement, j'ai une sorte de moyen de la dernière chance pour sortir, je me fais pas de souci, mais je peux pas emmener les passagers, ils doivent récupérer leurs bagages...
Le pilote avise un bus de la police qui passe, il leur fait des grands signes. Le chauffeur de notre bus se met à klaxonner, et on arrive à attirer leur attention. Les policiers sont pas des masses contents. J'imagine qu'ils étaient sur le départ, et qu'ils se réjouissaient déjà de rentrer chez eux.
L'un d'eux ouvre la porte, et je négocie avec lui le fait de nous emmener au niveau des arrivées. Heureusement, mes collègues des arrivées ne se sont pas barrées, elles.Elles sont moins débiles que les autres taches de la police frontière... d'un autre côté, ce sont des femmes, héhé.
J'aide le mari à prendre un bagage, et nous sortonsenfin. Il est 00h40...
Franchement, des soirées comme celle-là, j'en veux pas d'autres dans l'immédiat, merci !
*se met à chanter à tue-tête, en esquissant quelques pas de danse, très "a star is born"*
*remarque des collègues de la piste en train de la regarder, hilare*
*à soudain très envie de prendre une pelle et de s'enterrer*
Et encore, je ne me suis pas autant payé la honte que certaines de mes collègues qui s'amusaient à chanter dans les micros ^^
Hier soir, je finissais à 23h30 selon mon horaire quasi habituel. Les %&ç* d'avions EasyJet étaient encore en retard et du coup, je glandais un peu, à essayer péniblement d'écrire ma scène d'enterrement et de rendre les persos crédibles dans la douleur incommensurable qui les rongeait à ce moment-là, tout en écoutant de sketchs de François Pérusse (les deux minutes du peuple).
Le dernier avion pose enfin, et comme à son habitude, il arrive comme une bombe vers la passerelle. Je ne sais pas ce qu'ils ont, ces avions EasyJet, mais ils sont pas très patients. J'ai jamais vu des avions en approche de passerelles aller aussi vite. Bref.
170 passagers, ô joie, ô bonheur de devoir jouer la potiche et de devoir dire 170 fois "bonsoir" et de récolter des regards bovins ou alors méprisants ("c'est quoi, cette chose, dans le coin ?" "Oh, je crois que c'est l'agent d'escale"). Les passagers nous regardent comme si on était des poissons morts, je trouve ça pas très cool, mais bon.
Enfin, les derniers passagers descendent, se plaignant des escaliers... ("Mais il y a plus simple, vous savez ce que vous faites la prochaine fois, pour éviter ce problème ?" "Non ?" "Vous restez chez vous !") Je retourne dans l'avion voir comment tout cela se présente. Les gens du service des assistances (qui s'occupent des passagers avec béquilles ou qui ont du mal à marcher, ou encore sont en chaise roulante) ne se sont jamais pointés, et je me retrouve avec une gentille petite dame à la jambe cassée sur les bras. Certes.
Nous sommes au satellite 40, un des endroits les plus éloignés de la zone des arrivées. Il y a des escaliers roulants tout le long, mais elle arrivera jamais à descendre l'escalier de la passerelle, puis l'escalier (non roulant) du satellite. (le satellite est une sorte de gros champignon
Pas de souci.
Arrivés à l'endroit où nous devions sortir, les portes sont fermées... Ces énergumènes de la police frontière se sont barrés et nous ont enfermés dehors. Cool. Génial. Nous sommes coincés sur la piste, et il est minuit et demie.
Bon, moi, personnellement, j'ai une sorte de moyen de la dernière chance pour sortir, je me fais pas de souci, mais je peux pas emmener les passagers, ils doivent récupérer leurs bagages...
Le pilote avise un bus de la police qui passe, il leur fait des grands signes. Le chauffeur de notre bus se met à klaxonner, et on arrive à attirer leur attention. Les policiers sont pas des masses contents. J'imagine qu'ils étaient sur le départ, et qu'ils se réjouissaient déjà de rentrer chez eux.
L'un d'eux ouvre la porte, et je négocie avec lui le fait de nous emmener au niveau des arrivées. Heureusement, mes collègues des arrivées ne se sont pas barrées, elles.
J'aide le mari à prendre un bagage, et nous sortons
Franchement, des soirées comme celle-là, j'en veux pas d'autres dans l'immédiat, merci !

Comments
Enfin, t'as de la patience, j'espère au moins qu'ils comptent les heures sup' dans cet aéroport...
Euh...ça t'arrive d'avoir des journées calmes, à l'aéroport ?
Si tu voyais ma scène d'enterrement, tu comprendrais pourquoi il faut que j'écoute Pérusse...
Dis-toi que si j'avais écouté une marche funèbre, ça aurait été juste vraiment trop glauque... lol.
En fait, j'ai parfois des journées calmes, mais pas en ce moment. On est en période de vacances scolaires, du coup, on bosse beaucoup.