ça y est, je déprime.
Parfois, je me dis, écrire une saga familiale, c'est super, mais s'il y a cinq personnes qui la lisent, ça n'en vaut pas tellement la peine, en fin de compte.
Puis, je vois des auteurs qui savent à peine aligner trois mots et qui ont des milliers de visiteurs par mois, et là, ça me dégoûte encore plus.
Et je me dis, finalement, qu'est-ce que je fais de faux, hein ? Pourquoi mon roman n'est-il pas un peu plus lu ? Et ne me parlez pas du format, qui rebute le lecteur, car là, je ne suis pas en train de comparer mon roman aux romans papier, mais aux autres romans en ligne.
Comment se fait-il que la moindre daube sur internet semble avoir plus de succès que mon livre ? Est-ce que j'écris si mal que ça ? Mon histoire est-elle si inintéressante ? Dans ce cas, pourquoi me maintenez-vous dans l'illusion d'écrire un truc vraiment sympa et accrocheur ? Non, sincèrement, c'est l'histoire ou le style qui font tache ?
Des fois, quand je déprime comme ça, je n'ai pas envie de continuer à écrire. Ok, j'écris pour moi, je sais, c'est à moi que je fais plaisir en écrivant, et c'est sans doute moi qui ai le plus de plaisir à me relire aussi, mais en fin de compte, c'est comme un peintre qui garde ses toiles dans son grenier. Au bout d'un moment, il finit par avoir envie de les déchirer, à force d'être le seul à les regarder.
Alors c'est comme ça, je déprime. La séparation d'avec mon ordinateur n'y est pas pour rien. Depuis des jours, je désespère d'écrire, de finir ce chapitre huit, de finir cette quatrième partie, de peut-être passer, pour un temps, à autre chose.
Là, tout de suite, j'ai envie d'aller me jeter du haut d'un pont. Je passe 80% de mon temps libre à bosser pour le roman (recherches, site, publicité sur des forums, dessins, écriture du roman en lui-même), et je commence à me dire que tout cela n'en vaut pas la peine.
Parfois, je me dis, écrire une saga familiale, c'est super, mais s'il y a cinq personnes qui la lisent, ça n'en vaut pas tellement la peine, en fin de compte.
Puis, je vois des auteurs qui savent à peine aligner trois mots et qui ont des milliers de visiteurs par mois, et là, ça me dégoûte encore plus.
Et je me dis, finalement, qu'est-ce que je fais de faux, hein ? Pourquoi mon roman n'est-il pas un peu plus lu ? Et ne me parlez pas du format, qui rebute le lecteur, car là, je ne suis pas en train de comparer mon roman aux romans papier, mais aux autres romans en ligne.
Comment se fait-il que la moindre daube sur internet semble avoir plus de succès que mon livre ? Est-ce que j'écris si mal que ça ? Mon histoire est-elle si inintéressante ? Dans ce cas, pourquoi me maintenez-vous dans l'illusion d'écrire un truc vraiment sympa et accrocheur ? Non, sincèrement, c'est l'histoire ou le style qui font tache ?
Des fois, quand je déprime comme ça, je n'ai pas envie de continuer à écrire. Ok, j'écris pour moi, je sais, c'est à moi que je fais plaisir en écrivant, et c'est sans doute moi qui ai le plus de plaisir à me relire aussi, mais en fin de compte, c'est comme un peintre qui garde ses toiles dans son grenier. Au bout d'un moment, il finit par avoir envie de les déchirer, à force d'être le seul à les regarder.
Alors c'est comme ça, je déprime. La séparation d'avec mon ordinateur n'y est pas pour rien. Depuis des jours, je désespère d'écrire, de finir ce chapitre huit, de finir cette quatrième partie, de peut-être passer, pour un temps, à autre chose.
Là, tout de suite, j'ai envie d'aller me jeter du haut d'un pont. Je passe 80% de mon temps libre à bosser pour le roman (recherches, site, publicité sur des forums, dessins, écriture du roman en lui-même), et je commence à me dire que tout cela n'en vaut pas la peine.
... et manque de motivation font la paire.
Cela fait plus d'un mois que je n'écris plus, deux semaines que je n'ai pas bossé sérieusement sur mon site, et à part un coup de fil à un ami de mon cousin par rapport à ma vie professionnelle future, mes jours sont étrangement vides de sens.
Mon cher et tendre me pousse au train, me dit qu'il attend avec impatience la suite des Enfants de l'Ô (faut dire que la fin de la deuxième partie est beaucoup moins cool que la fin de la première...), qu'il veut voir le site fini, mais moi, dès que je me plante devant mon ordi, je suis incapable de faire quoi que ce soit d'autre que cliquer comme une débile sur des sites tout aussi débiles.
Ah non, j'ai commencé à développer l'univers des Enfants de l'Ô, j'ai dû écrire au moins 1 page. Ouais.
Et puis, une fille m'a envoyé un mail à propos du Sang des Miroirs, ça m'a rappelé que je n'avais toujours pas contacté le type de chez Albin-Michel (ou était-ce Gallimard ? Je ne me souviens même plus) qui m'avait proposé de lire mon manuscript. Faut dire que je nage dans l'indécision.
En ce moment, je ne sais pas ce que j'ai, j'imagine que j'attends un signe. Lequel, je n'en sais rien. Je suis sur le point de m'engager dans une voie professionnelle que je détesterai sûrement, mais il faut bien se nourrir. Ma relation avec mes parents (surtout ma mère, en fait, vu que mon père est du genre "je ne m'occupe de rien") se dégrade. Je n'ai même pas envie de voir mes amis (à part Nell, bien sûr, mais elle, c'est ma soeur de coeur, c'est très différent). Tout mon univers s'écroule. C'est un peu con de dire ça, ça fait très poétique, philosophie de pacotie, mais c'est très précisemment ce que je ressens.
Depuis deux jours, j'ai une migraine constante. Je prends des médicaments qui n'y changent rien. ça n'aide pas beaucoup au moral général.
Le tome 7 de la Tour Sombre, que j'attendais depuis des lustres, est sur ma table de chevet, et je n'ai pas dépassé les deux cents premières pages. Je lis désespérément lentement.
Je me suis acheté un nouveau lecteur DVD, et je me suis envoyé quasiment toute la première saison d'Urgences (et très honnêtement, le talent des réalisateurs et metteurs en scène me coupe le souffle. Cette série (en tout cas la première saison) est un modèle de psychologie et de tension dramatique, comme je les aime.). Il me reste les deux derniers épisodes, et je crois que je vais aller rallumer ma télé. En ce moment, c'est le seul truc que j'arrive encore à faire. ça, et le piano.
Pourtant, les idées ne manquent pas. Je pense SANS CESSE à la troisième (et quatrième) partie des Enfants de l'Ô. A Line, à Lúka. A Ludméa et aux jumeaux. Mais bon. Impossible d'écrire une ligne. C'est comme si j'étais bloquée. Le plus surprenant, c'est que je sais très exactement ce que je veux écrire, le scénario est déjà tout tracé, tout prêt. Il me manque juste la motivation.
Je me rends compte qu'être connu, ce n'est pas simple. Il ne suffit pas d'être bon et d'avoir un joli site. En fait, ça ne sert strictement à rien. Ce qu'il faut, c'est passer dans un journal, dans une revue, dans n'importe quoi, mais un truc qui amène d'un coup 15000 visiteurs. Ce n'est pas à coup de 2 ou 3 nouveaux visiteurs par semaine que mon site sera connu. Et j'ai finalement décidé que je me fichais de la publication des Enfants de l'Ô comme d'une guigne, la seule chose que je voudrais, c'est que le roman soit lu et apprécié (ou non, mais lu).
Bref.
Le pire, c'est qu'une pensée atroce s'est immiscée dans mon esprit il y a quelques jours : "et si j'abandonnais les Enfants de l'Ô ? Si je décidais de tout laisser tomber ?" C'est con, ça a l'air impensable vue la manière dont cette histoire est liée à moi, mais la pensée m'a effectivement traversé l'esprit. Et je peux vous dire une chose, ça fait peur.
Cela fait plus d'un mois que je n'écris plus, deux semaines que je n'ai pas bossé sérieusement sur mon site, et à part un coup de fil à un ami de mon cousin par rapport à ma vie professionnelle future, mes jours sont étrangement vides de sens.
Mon cher et tendre me pousse au train, me dit qu'il attend avec impatience la suite des Enfants de l'Ô (faut dire que la fin de la deuxième partie est beaucoup moins cool que la fin de la première...), qu'il veut voir le site fini, mais moi, dès que je me plante devant mon ordi, je suis incapable de faire quoi que ce soit d'autre que cliquer comme une débile sur des sites tout aussi débiles.
Ah non, j'ai commencé à développer l'univers des Enfants de l'Ô, j'ai dû écrire au moins 1 page. Ouais.
Et puis, une fille m'a envoyé un mail à propos du Sang des Miroirs, ça m'a rappelé que je n'avais toujours pas contacté le type de chez Albin-Michel (ou était-ce Gallimard ? Je ne me souviens même plus) qui m'avait proposé de lire mon manuscript. Faut dire que je nage dans l'indécision.
En ce moment, je ne sais pas ce que j'ai, j'imagine que j'attends un signe. Lequel, je n'en sais rien. Je suis sur le point de m'engager dans une voie professionnelle que je détesterai sûrement, mais il faut bien se nourrir. Ma relation avec mes parents (surtout ma mère, en fait, vu que mon père est du genre "je ne m'occupe de rien") se dégrade. Je n'ai même pas envie de voir mes amis (à part Nell, bien sûr, mais elle, c'est ma soeur de coeur, c'est très différent). Tout mon univers s'écroule. C'est un peu con de dire ça, ça fait très poétique, philosophie de pacotie, mais c'est très précisemment ce que je ressens.
Depuis deux jours, j'ai une migraine constante. Je prends des médicaments qui n'y changent rien. ça n'aide pas beaucoup au moral général.
Le tome 7 de la Tour Sombre, que j'attendais depuis des lustres, est sur ma table de chevet, et je n'ai pas dépassé les deux cents premières pages. Je lis désespérément lentement.
Je me suis acheté un nouveau lecteur DVD, et je me suis envoyé quasiment toute la première saison d'Urgences (et très honnêtement, le talent des réalisateurs et metteurs en scène me coupe le souffle. Cette série (en tout cas la première saison) est un modèle de psychologie et de tension dramatique, comme je les aime.). Il me reste les deux derniers épisodes, et je crois que je vais aller rallumer ma télé. En ce moment, c'est le seul truc que j'arrive encore à faire. ça, et le piano.
Pourtant, les idées ne manquent pas. Je pense SANS CESSE à la troisième (et quatrième) partie des Enfants de l'Ô. A Line, à Lúka. A Ludméa et aux jumeaux. Mais bon. Impossible d'écrire une ligne. C'est comme si j'étais bloquée. Le plus surprenant, c'est que je sais très exactement ce que je veux écrire, le scénario est déjà tout tracé, tout prêt. Il me manque juste la motivation.
Je me rends compte qu'être connu, ce n'est pas simple. Il ne suffit pas d'être bon et d'avoir un joli site. En fait, ça ne sert strictement à rien. Ce qu'il faut, c'est passer dans un journal, dans une revue, dans n'importe quoi, mais un truc qui amène d'un coup 15000 visiteurs. Ce n'est pas à coup de 2 ou 3 nouveaux visiteurs par semaine que mon site sera connu. Et j'ai finalement décidé que je me fichais de la publication des Enfants de l'Ô comme d'une guigne, la seule chose que je voudrais, c'est que le roman soit lu et apprécié (ou non, mais lu).
Bref.
Le pire, c'est qu'une pensée atroce s'est immiscée dans mon esprit il y a quelques jours : "et si j'abandonnais les Enfants de l'Ô ? Si je décidais de tout laisser tomber ?" C'est con, ça a l'air impensable vue la manière dont cette histoire est liée à moi, mais la pensée m'a effectivement traversé l'esprit. Et je peux vous dire une chose, ça fait peur.
